Transformation digitale : Le Ministère des Solidarités trace la feuille de route d’un système intégré et sécurisé de gestion des données sociales

Transformation digitale : Le Ministère des Solidarités trace la feuille de route d’un système intégré et sécurisé de gestion des données sociales

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À Kpalimé, les 7 et 8 mai 2026, le Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation administrative en organisant un atelier stratégique consacré à la transformation digitale du secteur social. Cette rencontre, organisée avec l’appui de la Coopération Allemande à travers la GIZ et son projet DeZon, a permis de poser les bases d’un futur système intégré, sécurisé et interopérable de gestion des données sociales et de genre.

L’atelier a pour objectif de contribuer à la mise en place d’un système intégré de suivi-évaluation sécurisé, interopérable et institutionnellement aligné pour la gestion des données sur le genre et les thématiques connexes du ministère, notamment l’action sociale, la protection de l’enfant ainsi que l’alphabétisation et l’éducation non formelle.

De manière spécifique, les travaux ont permis de présenter les conclusions du diagnostic relatif au dispositif actuel de gestion des données, d’identifier et de prioriser les besoins stratégiques du ministère en matière de disponibilité, de gestion et d’exploitation des données sociales, de définir les orientations institutionnelles liées à la gouvernance des données, à la transformation digitale et à la protection des informations sensibles, mais aussi d’examiner les modalités d’accompagnement technique et financier des partenaires pour la mise en œuvre progressive du système intégré. Les participants ont également recensé les besoins en ressources matérielles, financières et humaines devant être pris en compte dans les différents plans de travail annuels.

Il faut aussi saluer la présence des représentants de la Coopération Allemande à travers la GIZ tout au long des travaux.

C’est Madame la Ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Moni SANKAREDJA-SINANDJA qui a présidé les travaux.

Ouvrant les travaux, la Ministre a rappelé que cette réforme s’inscrit pleinement dans les engagements du Togo en faveur des Objectifs de Développement Durable, notamment en matière d’égalité de genre, de réduction des inégalités et de protection sociale. Selon elle, l’amélioration de la gouvernance publique passe désormais par une gestion performante de l’information.

Elle a également insisté sur l’importance des données dans la mise en œuvre des réformes publiques. « Il ne saurait y avoir de performance sans programmation pluriannuelle, ni de résultats durables sans données fiables », a-t-elle déclaré devant les participants.

L’atelier a aussi été l’occasion de présenter les conclusions du diagnostic réalisé avec l’appui technique de l’ONG ACED. Cette étude a révélé plusieurs insuffisances dans le dispositif actuel, notamment la fragmentation des systèmes existants, l’absence d’une plateforme intégrée de gestion des données et les faiblesses observées en matière de gouvernance et de sécurisation des informations sensibles.

Face à ces défis, le ministère ambitionne de mettre en place un système moderne capable de garantir la collecte, le traitement, le partage sécurisé et la diffusion contrôlée des données sociales. Le futur dispositif sera développé en cohérence avec le système statistique national sous la coordination de l’INSEED, avec l’accompagnement de l’Agence Togo Digital afin d’assurer son alignement avec les orientations nationales de transformation numérique.

Ce projet constitue un levier stratégique pour renforcer la transparence, améliorer l’efficacité des politiques publiques et assurer une meilleure prise en charge des femmes, des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées et des autres groupes vulnérables.

À l’issue des échanges, une feuille de route devant guider la mise en œuvre du système a été élaborée.

A la fin des travaux, Abalakata Asséhame APINAFALO, Directeur de la planification, des statistiques et de suivi évaluation (DPSSE) a salué la mobilisation des partenaires techniques et financiers et relevé que cette étape franchie constitue une avancée majeure qui a permis au ministère des Solidarités de disposer d’une feuille de route claire devant guider la concrétisation du système intégré de gestion des données sociales et de genre.

En clôturant les travaux, la ministre a salué la mobilisation des partenaires techniques et financiers avant d’appeler l’ensemble des acteurs à maintenir la dynamique de collaboration engagée :

« Les données que nous allons produire et protéger ne sont pas de simples chiffres ; elles incarnent des vies », a conclu Moni SANKAREDJA-SINANDJA.