La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par la Ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Madame Moni SANKAREDJA-SINANDJA, représentant le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Champion de la petite enfance.

Les travaux portent sur la nécessité d’adopter une approche multisectorielle impliquant les secteurs de la santé, de l’éducation, de la protection sociale, des finances publiques et du développement communautaire. L’objectif affiché est de garantir aux enfants un environnement favorable à leur croissance, à leur apprentissage et à leur épanouissement dès les premières années de vie.
Dans son discours, Madame la Ministre Moni SANKAREDJA-SINANDJA a rappelé l’importance stratégique de cette rencontre régionale, destinée à favoriser le partage d’expériences entre les pays participants, à promouvoir des approches innovantes en matière de nutrition et de développement de la petite enfance, mais aussi à renforcer la coopération régionale autour de mécanismes de financement durables et coordonnés.

« Cette conférence constitue un cadre d’échanges essentiels pour mutualiser les bonnes pratiques et bâtir des réponses adaptées aux défis liés à la nutrition et à l’épanouissement des enfants dans notre sous-région », a déclaré Madame la Ministre.
La nutrition et le développement de la petite enfance constituent une priorité nationale. Madame Moni SANKAREDJA-SINANDJA a réaffirmé l’engagement du Gouvernement togolais, sous la conduite éclairée du Président du Conseil, à poursuivre les efforts dans ce domaine. Elle a mis en avant les initiatives déployées ces dernières années afin d’améliorer la prise en charge nutritionnelle des mères et des enfants, ainsi que l’accès aux services sociaux de base, notamment :
- Le programme Wézou, dont le nom signifie « Souffle de vie » en langue locale kabiyè du Togo. Il offre gratuitement aux femmes enceintes les consultations prénatales, les analyses, les suppléments en fer et en acide folique, ainsi que la prise en charge des accouchements dans les structures de santé ;
- Le programme School AMU, l’Assurance maladie universelle appliquée au milieu scolaire, qui apporte une couverture santé aux enfants scolarisés. Il s’inscrit dans la réforme plus large de l’Assurance maladie universelle (AMU) et vise à garantir l’accès de l’ensemble des togolais, des soins de qualité, quel que soit leur statut socioéconomique. L’AMU couvre aujourd’hui les enfants de moins de cinq ans enrôlés, les femmes enceintes, les fonctionnaires, et s’étend progressivement aux travailleurs du secteur informel et agricole ;
- Les cantines scolaires, qui constituent un autre pilier de l’action gouvernementale. Dans les écoles primaires publiques, elles améliorent l’assiduité, réduisent les abandons particulièrement chez les filles et contribuent à une alimentation plus diversifiée.


La Représentante résidente du Système des Nations unies au Togo (SNU), Madame Coumba Sow, a salué les efforts engagés par les pays de la sous-région en faveur de la petite enfance. Elle a insisté sur l’importance d’investir davantage dans la nutrition, l’éducation préscolaire et la protection sociale afin de garantir un développement harmonieux des enfants.
« Investir dans la petite enfance, c’est investir dans l’avenir de nos nations. Une nutrition adéquate et un environnement protecteur dès les premières années de vie constituent les bases d’un capital humain solide et durable », a souligné Madame Coumba Sow.

Elle a également réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner les États dans la mise en œuvre de politiques inclusives et intégrées capables de réduire les inégalités et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations les plus vulnérables.
Cette conférence régionale traduit la volonté commune des Etats de l’Afrique de l’Ouest et du Centre à faire de l’enfant une priorité des politiques publiques.

