Violence basée sur le genre et grossesses précoces : une mobilisation communautaire pour protéger les adolescentes

Violence basée sur le genre et grossesses précoces : une mobilisation communautaire pour protéger les adolescentes

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Ce lundi 18 mai 2026, Madame la ministre des Solidarités du Genres, de la Famille et de Protection de l’Enfance, Moni SANKARDJA-SINANDJA à officiellement lancé à Tsévié l’opération de mise en place des cellules communautaires de veille et de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescents et les violences basées sur le genre. Zio, Kloto et Vo sont les préfectures bénéficiaires. Les travaux s’étendent sur la période du 18 au 27 mai 2026.

L’activité vise à renforcer l’action communautaire face aux VBG, aux grossesses précoces et aux mariages d’enfants, afin de favoriser le maintien des jeunes filles à l’école et de leur permettre de s’épanouir.

Ces cellules regroupent des chefs de canton, des responsables communaux, des leaders communautaires et religieux, ainsi que des organisations de jeunes et de femmes. Elles auront pour mission d’agir en première ligne au sein des communautés pour prévenir et combattre ces fléaux.

Au total, cinquante-deux cellules communautaires de veille seront installées. Plus de deux cents acteurs communautaires bénéficieront également de formations sur les droits en santé sexuelle et reproductive, la protection des filles, ainsi que sur les mécanismes de prévention et de prise en charge des violences et des mariages précoces.

La Ministre, Moni SANKAREDJA-SINANDJA a rappelé l’ampleur préoccupante de ces phénomènes au Togo, tout en invitant les acteurs à proposer des actions concrètes, efficaces et innovantes. Elle a insisté sur la responsabilité des communautés dans la mise en œuvre de solutions adaptées, capables de créer un environnement favorable à l’éducation et à la protection des jeunes filles.

« Au cours de l’année scolaire 2024-2025, environ 2 284 cas de grossesses ont été enregistrés en milieu scolaire, dont 17 au primaire, 1 319 au premier cycle du secondaire et 948 au second cycle. Par ailleurs, 325 filles mineures ont été victimes de mariage en 2020, tandis que 32 % des femmes ont subi des violences physiques ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans », a déclaré madame la ministre.

Madame la ministre a convié l’ensemble des acteurs à proposer des actions pertinentes et novatrices, dont la mise en œuvre effective contribuera à « créer dans les préfectures bénéficiaires, un environnement favorable à l’éducation et au maintien des filles dans le cursus scolaire et formation professionnelle ».

À travers cette démarche participative et ancrée dans les réalités locales, le Gouvernement togolais réaffirme sa volonté de bâtir des communautés plus vigilantes et protectrices, où chaque fille peut grandir, apprendre et envisager son avenir à l’abri des violences et des pratiques néfastes.