Placée sous le thème « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles », cette apothéose a été marquée par un geste concret en faveur de l’inclusion sociale : la remise d’actes de naissance à des milliers de femmes à travers le pays.


Plus de 5 000 femmes réparties dans les 39 préfectures du Togo ont bénéficié de l’établissement de ce document administratif essentiel. Dans le District Autonome du Grand Lomé (DAGL), 300 femmes ont officiellement reçu leur acte de naissance lors de la cérémonie. Cette initiative vise à renforcer l’accès des femmes à leurs droits civiques, sociaux et économiques ; l’acte de naissance constituant un document fondamental pour accéder aux services publics, à la justice, à l’éducation ou encore aux opportunités financières.



Dans son discours, la ministre a rappelé que la Journée internationale des droits de la femme « représente une occasion pour les États de dresser le bilan des progrès réalisés en matière d’égalité entre les sexes et d’identifier les actions à renforcer pour garantir l’effectivité des droits des femmes et des filles ». Elle a souligné que le thème de cette année constitue « un appel à passer de la reconnaissance des droits à leur application concrète, notamment à travers des systèmes judiciaires accessibles, équitables et inclusifs ».

La ministre a également mis en lumière les efforts engagés par le Gouvernement togolais pour promouvoir l’égalité de genre.Ces actions se traduisent par « des réformes juridiques importantes, notamment la révision de plusieurs textes tels que le code des personnes et de la famille, le code pénal ou encore le code du travail, ainsi que par la mise en place d’infrastructures et de mécanismes destinés à faciliter l’accès des femmes à la justice et à lutter contre les violences basées sur le genre ».


Elle a rendu hommage au Président du Conseil SEM Faure Essozimna GNASSINGBE, pour son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes. Madame la ministre a salué le soutien indéfectible des partenaires qui a permis au Togo de réaliser des progrès considérables en matière de protection des droits de la femme, elle a appelé l’ensemble des acteurs ; institutions publiques, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile et médias à poursuivre les efforts afin de lever les obstacles qui freinent encore l’égalité entre les sexes.

La représentante résidente du système des nations unies, Madame Comba SOW a déclaré dans son discours « lorsque nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux ». Citant le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres, elle a indiqué que« les droits des femmes sont des droits humains. Investir dans les femmes et les filles est l’un des moyens le plus sûr de rendre le monde meilleur ». Elle a salué les avancées réalisées ces dernières années au Togo en matière de protection des droits de la femme grâce à une volonté politique notable tout en réaffirmant le soutien du système des nations unies aux priorités nationales.

Madame TCHINDOU Kouméalou, l’une des bénéficiaires a exprimé sa gratitude au Gouvernement pour l’octroi de ce document important aux femmes. « Je n’avais pas de pièce d’identité, aujourd’hui je suis très contente de l’avoir. Avec ce document je me sens utile, j’existe officiellement et je peux accéder aux services sociaux et économiques. J’exprime ma gratitude au President du Conseil pour cet effort ». Cette célébration marque ainsi la volonté du Togo de renforcer les actions en faveur des droits de la femme et des filles, dans la perspective d’un développement durable, inclusif et équitable.


