Le thème prioritaire de cette édition porte sur « l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles », avec un accent particulier sur la promotion de systèmes juridiques inclusifs et équitables, l’élimination des lois et pratiques discriminatoires et la levée des obstacles structurels qui limitent l’accès des femmes à leurs droits.
Le Togo prend part à cette session avec une délégation officielle conduite par la Ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Madame Moni SANKAREDJA-SINANDJA. Cette participation offre au pays l’occasion de présenter les réformes engagées en faveur de la promotion des droits des femmes et des filles, ainsi que les actions menées pour renforcer leur accès à la justice.
A cette tribune mondiale au siège des nations unies, Madame la Ministre a, au nom du Gouvernement togolais, salué la bonne organisation de ce rendez-vous mondial et présenté les actions et mécanismes du Togo en faveur de l’accès des femmes et des filles à leurs droits et plus spécifiquement à la justice.

« Au nom du Gouvernement du Togo, je souhaite réaffirmer l’importance que revêt le thème de cette 70ème session pour mon pays, le Togo. Je voudrais également vous féliciter pour l’excellente organisation des travaux et pour le leadership remarquable avec lequel vous conduisez cette session. Le Togo s’associe pleinement à la déclaration faite au nom du Groupe africain ».
L’accès des femmes à la justice au Togo connaît des avancées significatives grâce aux réformes juridiques engagées et au renforcement progressif des mécanismes institutionnels.
Madame la Ministre a eu à cet effet à rappeler que, toutes ces actions et réformes aussi ambitieuses les unes que les autres ont été menées sous l’impulsion de la vision constructive de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président du Conseil, en vue de promouvoir les droits des femmes et des filles et ainsi, garantir l’égalité entre les sexes.
Sur le plan juridique, des réformes majeures et sensibles au genre ont été opérées, à travers la révision de textes existants et l’adoption de nouvelles dispositions visant à améliorer le statut social, les droits matrimoniaux des femmes et aussi, à lutter contre les violences basées sur le genre. « Je voudrais citer notamment le Code des personnes et de la famille, le Code pénal, le Code de la sécurité sociale, le Code foncier et domanial, ainsi que la loi portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel » a-t-elle cité.
Sur le plan institutionnel, des infrastructures judiciaires et techniques ont été développées sur l’ensemble du territoire national. Elle a évoqué entre autres, « des maisons de justice destinées à rapprocher les services judiciaires des populations, des centres d’écoute intégrés et multifonctionnels pour la prévention et la réponse aux violences basées sur le genre, du centre d’accès aux droits et à la justice pour les enfants en conflit avec la loi, ainsi que de la nomination de juges pour enfants dans les différentes juridictions » a-t-elle entre autres précisé.
Toutefois, elle a souligné que, « malgré le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’accès à la justice demeure limité pour certaines femmes, en raison de barrières notamment culturelles, économiques, sociales, … ».

En vue de répondre à ces défis, le Togo a mis en œuvre plusieurs projets et programmes, notamment des campagnes de vulgarisation des textes juridiques et de sensibilisation des populations en particulier des femmes sur leurs droits, des formations destinées au personnel judiciaire sur le statut juridique des femmes et l’intégration du genre dans l’administration de la justice, le recrutement et le positionnement accru de femmes au sein des services du système judiciaire.
Un autre facteur incontournable évoqué a été l’« autonomisation économique des femmes ». Identifiée comme un levier essentiel pour garantir l’accès effectif des femmes à la justice, le Togo déploie plusieurs initiatives, dont le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) et le Projet d’urgence pour le renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). Ces programmes, déclare Madame la Ministre, « visent à consolider le pouvoir économique des femmes, à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir la stabilité communautaire ».
La Ministre a réitéré la détermination du Togo à poursuivre ses efforts pour rendre pleinement effectifs les droits des femmes et des filles et à garantir leur accès équitable à la justice.